Publié le 26 janvier 2026 Mis à jour le 29 janvier 2026
le 30 mars 2026

Monsieur Xavier RENAULT soutiendra ses travaux de thèse intitulés : "Radicalisation islamiste et expérience extrême de subjectivité. Parcours de Françaises jihadistes de retour des camps de retenue Syriens" le lundi 30 mars 2026 à 14h00, sous la direction de Mme la Professeure Magali RAVIT

Composition du Jury

Pr. Magali RAVIT, Professeure des Universités en Psychologie et Psychopathologie Clinique - Université Lumière Lyon 2.
Pr. Brigitte BLANQUET, Professeure de Psychologie Clinique -Université Catholique de Lyon (UCLy).
Pr. Bernard CHOUVIER, Professeur émérite des Universités en Psychologie et Psychopathologie Clinique - Université Lumière Lyon 2.
Pr. Fernando DA SILVEIRA, Professeur de Psychologie – Universidade Presbiteriana Mackenzie – São Paulo - Brésil.
Mme Marion HAZA, Directrice de recherche, Membre associée HDR au Laboratoire PCPP - Université Paris Cité.
MB, Ancienne Juge d’Instruction Antiterroriste, Tribunal Judiciaire. Paris.
Dr Daniel ZAGURY, Psychiatre, Expert Honoraire près la Cour d’Appel de Paris.
 
Mots-clés :Subjectivité ; Violence ; Féminin ; Jihad ; Traumatique
 

Résumé

Ce travail se base sur ma pratique psycho-légale d’expert judiciaire en France dans le cadre de procédures d’instruction antiterroristes concernant des Françaises jihadistes de retour des camps de retenue syriens. Il questionne le sens de l’engagement radicalisé de jeunes femmes parties sur Zone du Groupe Etat Islamique (Daech / GEI) où elles ont vécu jusqu’à sa chute avant d’intégrer les camps de retenue. Cette recherche envisage l’engagement jihadiste et le départ sur Zone du GEI comme une modalité d’expression radicalisée de la subjectivité en souffrance. Partir pour les territoires du GEI serait une modalité de traitement de vécus traumatiques par le traumatisme, à des fins de colmatage actif de béances narcissiques et identitaires, en appui sur une redéfinition individuelle et un enveloppement idéalisé par le groupe fanatisé. La néo-affiliation groupale et identitaire radicalisée permet une affirmation féminine radicale et dominante. Elle s’appuie sur la conversion de fréquents processus auto-destructeurs désorganisants préalables, en mouvements hétéro-destructeurs structurés, développés en appui sur l’idéologie jihadiste et sur la désignation d’ennemis externes au groupe. L’expérience des camps permettrait fréquemment une reconstruction des fondements subjectifs défaillants, en appui sur le rôle, l’identité et la fonction maternelle à l’origine d’une capacité de désengagement idéologique.

Informations pratiques

Lieu(x)


Lieu : Maison des Sciences Sociales et des Humanités. 14 Av. Berthelot, 69007 Lyon
Salle : Marc BLOCH