Publié le 6 mars 2026 Mis à jour le 6 mars 2026
le 2 avril 2026

Madame Ludmila DAUVERGNE soutiendra ses travaux de thèse intitulés : " Proposition de modélisation de la Rencontre et réflexions autour des enjeux institutionnels et sociétaux actuels" dirigés par Madame Brigitte BLANQUET, le 02 avril 2026 à 13h00.

Composition du Jury

Mme Brigitte BLANQUET, Université Catholique de Lyon, Directrice de thèse
M. Alain ABELHAUSER, Université Rennes 2, Rapporteur
M. Christian HESLON, Ecole de Psychologues Praticiens, Rapporteur
M. Albert CICCONE, Université Lumière Lyon 2, Examinateur
Mme Aglaïa-Lila, MITSOPOULOU-SONTA, Université Lumière Lyon 2 , Examinatrice
Mme Barbara SMANIOTTO, Université Sorbonne Paris Nord, Examinatrice
 
Mots-clés : Rencontre, Part étrangère du soi, Espace de créolisation transsubjectif, Humain / déshumain, Pensée subjective,Institutions et sociétés
 

Résumé

Notre 21e siècle occidental nous paraît ici caractérisé par le développement du leadership et la transformation progressivedes institutions en fabriques à monnaies et à individualités, sous l’autorité libérale des gestionnaires. Si cela semble profiterà certains, nous sommes d’avis que ces évolutions sont dangereuses pour garantir le bon fonctionnement des institutions desoin et de prévention : la protocolisation normative du soin fait disparaître le subjectif. Nous ne rencontrons plus lapersonne, mais nous traitons un cas à catégoriser. Ajouté à cela, les professionnels de santé, pris dans une souffranceéthique, ne semblent plus trouver dans leur travail les espaces d’élaboration nécessaires pour leur propre santé psychique cequi mène à une augmentation des « maladies du travail » – cette catégorie rassemblant les maladies professionnelles, lesaccidents du travail et les risques psychosociaux – telles que l’épuisement professionnel ou les dépressions. Beaucoupperdent ainsi la vocation du soin par survie psychique. Dans le même temps, il n’est plus question de responsabilitécollective mais plutôt de rivalités concurrentielles qui poussent à accuser l’autre.
Ces mutations de fonctionnement dans nosinstitutions contaminent le socius, à moins que ce ne soit l’inverse (qui du libéralisme sociétal ou du libéralisme institutionnelest né en premier ?). Les gens deviennent plus méfiants les uns envers les autres ou envers l’autorité politique et lescollectifs se clivent toujours davantage. L’État ne semble plus faire office d’un cadre suffisamment bon et contenant, etbeaucoup de citoyens sont aux prises avec des idéologies radicales, exacerbées par la situation critique sanitaire de laCovid-19.
Ainsi, comment retrouver l’humanité dans le collectif afin de rétablir une pensée subjective ? S’agirait-il deréapprendre à tolérer l’altérité de l’autre et notre propre altérité interne, de s’ouvrir par le biais de la rencontre à d’autresdimensions que soi ? Et pouvons-nous aujourd’hui rencontrer ? L’intérêt de ce travail est de proposer une conceptualisation dela Rencontre, d’un point de vue clinico-psychanalytique, dans une discussion entrecroisant différentes disciplines telles que laphilosophie, la sociologie et l’anthropologie.



 

Informations pratiques

Lieu(x)

Date et horaire : 02 avril 2026 à 13h00
Lieu : Université Lumière Lyon 2, Campus Berges du Rhône, Palais Hirsch, 18 quai Claude Bernard 69007 Lyon
Salle : Léonie Villard