Publié le 30 avril 2026 Mis à jour le 29 juillet 2026
le 26 septembre 2026
Campus Berges du Rhône
Appel à communications jusqu'au 22/06

Colloque de la Société du Rorschach et des Méthodes Projectives de Langue Française

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Parmi les modalités de rencontre clinique, la situation projective occupe une place singulière en ce qu’elle vectorise des phénomènes et mouvements transférentiels et contre-transférentiels spécifiques dont les particularités ne cessent de se découvrir au regard des contextes cliniques dans lesquels ils se déploient. De par la double sollicitation imaginaire et perceptive qui organise le cadre de la passation, ces rencontres singulières mobilisent chez le sujet sa capacité transitionnelle à évoluer au sein d’un espace intermédiaire d’expérience médiatisé par le matériel du test, espace intermédiaire et aire d’illusion qui autorisent tout à la fois le jeu de phénomènes de déplacements de contenus et processus inconscients et la réactivation de modalités relationnelles appartenant à l’histoire du sujet.
Depuis ses débuts, l’École française de psychologie projective a travaillé à montrer, dans un double mouvement, l’intérêt de cette situation singulière dans la démarche d’investigation et d’évaluation du fonctionnement psychique, tout autant que la pertinence de la ressaisie des données traduites aux épreuves projectives pour la modélisation métapsychologique des processus psychiques.

En ce sens, la situation projective constitue une situation exemplaire de la mise au travail des articulations théorico-cliniques qui soutiennent et le travail d’écoute du psychologue clinicien, et son travail d’interprétation et d’analyse, en prise avec la mobilisation chaque fois singulière des situations de passation. La qualité de cette écoute tient donc tout autant à la manière dont le clinicien reçoit, accueille, investit et entend les messages manifestes et latents qui lui sont adressés via la médiation de la passation des tests dans cette situation d’évaluation, qu’à la manière dont il donne sens aux productions psychiques (du sujet et des siennes) en se référant à des modèles cliniques privilégiés (clinique des processus, clinique des dispositifs, clinique des transferts). Cette considération revient également à attirer l’attention sur la manière dont le psychologue investit la dimension évaluative et la dimension de médiation dans la rencontre intersubjective inhérente à la passation, et à examiner l’importance et la fonction qu’il fait jouer à ces deux dimensions, à leurs points d’articulation et de tension, aux déterminants épistémologiques et aux incidences techniques et méthodologiques des modes de prise en compte de ces positionnements.
 
Les communications de ce colloque viendront ainsi interroger les spécificités transférentielles et contre-transférentielles mobilisées en situation projective tout autant que les enjeux méthodologiques sous-tendus par nos positionnements épistémologiques, en éclairant ces questions à l’aune de différents champs cliniques et/ou psychopathologiques. Nous nous demanderons par exemple de quelles manières nos différentes conceptions de l’évaluation et de la médiation influencent nos pratiques des tests projectifs ? Et, inversement, en quoi nos pratiques projectives respectives mettent-elles au travail nos modèles de l’évaluation et de la médiation ? De quelle manière la grande variété des problématiques psychiques, des situations cliniques, des dispositifs et des contextes institutionnels rencontrés en pratique permet-elle de poser un regard renouvelé sur ces questions ? De quelles manière les dimensions d’évaluation et de médiation colorent-elles les spécificités transférentielles et contre-transférentielles dans la rencontre avec l’enfant, l’adolescent, l’adulte, l’adulte âgé, des cliniques des variations du normal aux cliniques marquées par des troubles psychopathologiques sévères ?
En quoi la recherche en psychologie clinique et en psychopathologie peut-elle apporter de nouveaux éclairages sur les enjeux spécifiques de cette situation relationnelle complexe adossée à la passation de tests projectifs ?

Programme des interventions (Téléchargeable au bas de la page)

9h-9h30 Introduction : Céline Racin (Présidente de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française) & Magali Ravit (directrice du CRPPC)
9h30-10h15 «Singularités du contre transfert en clinique projective» par Catherine Chabert
Discussion : Pierre-Justin Chantepie
10h15-10h30 Pause
10h30-11h30 «Transfert et mise en forme de l’éprouvé dans les médiations thérapeutiques et la clinique projective », dialogue entre Magali Ravit et Lila Mitsopoulou Sonta Discussion : Barbara Smaniotto
11h30-12h30 Table ronde : «Les projectifs sinon rien ! La créativité au service de la rencontre dans les cliniques de l’extrême et de la dévalorisation ». Michael Chocron - Catherine Fourques - Alice Cabanat 
Discussion : François-David Camps
 
12h30 Pause déjeuner
14h-16h Ateliers
1.  Le corps et l'archaïque dans le transfert
Virginie RUZZU : La MPPE comme dispositif d’observation clinique : effets transférentiels et attention psychique dans l’évaluation précoce
Apolline CARNE : Dessin et contre-transfert corporel : l’apport des médiations projectives créatives dans la recherche clinique
Francesca D’ASCENZO : Le souffle suspendu : écouter la respiration au prisme des dynamiques transférentielles en clinique projective
2. 
Enjeux transférentiels et épreuve du tragique
Nicolas NIEUVIARTS & Marie-Frédérique BACQUE :
Du « ça peut toujours servir » à « ce putain de rien ». Apports du Rorschach et du TAT à la clinique du syndrome de Diogène
Camille LLANTIA : Épreuves projectives et geste suicidaire à l’adolescence : enjeux transférentiels dans un dispositif de recherche
Marion LINTANFF : Rencontres cliniques et projectives de 2 sapeurs-pompiers : entre pulsion scopique et contamination traumatique
3.  Créativité méthodologique et transfert : enjeux cliniques et perspectives de recherche
Sofia GONCALVES :
Dynamique de la clinique des transferts au Rorschach : du blocage psychique au travail de symbolisation
Loïck CHARMOILLE : Une épreuve des choix « inter-tests » en psychologie projective ? Apports cliniques et éclairages transférentiels
Marie-Michèle DEMIGNOT : Le métacadre institutionnel comme composante de la situation projective : enjeux méthodologiques et épistémologiques d’une recherche auprès de femmes en situation d’errance
4.  Positionnement clinique et dynamiques transférentielles
Irma MERKILED :
La dimension transculturelle dans le transfert en situation projective : enjeux et perspectives pour la recherche en clinique de la douleur chronique ?
Frédérik GUINARD & Jade DEGLETAGNE : En deçà de l’inhibition de l’enfant en situation projective : la nécessité d’un regard tiers pour penser les dynamiques psychiques et transférentielles
Valérie BURGÉ-CLAUDON : Quand le bilan pour un adolescent HPI devient scène transférentielle : entre psychothérapie et enjeux d’évaluation
16h-16h45 « Rivalité, séduction et sauvegarde narcissique : figures du transfert lors de la passation des tests projectifs auprès d’adultes vieillissants et âgés » par Benoît Verdon 
Discussion : Céline Racin
16h45-17h Conclusion
 Inscription :

 https://rorschachlyon.sciencesconf.org/

Informations pratiques

Lieu(x)

Campus Berges du Rhône

Grand amphithéâtre - Palais Hirsch

Partenaires

Laboratoire CRPPC - Centre de recherches en psychopathologie et psychologie clinique

Logo Rorschach

Comité Scientifique du colloque
François-David Camps, Pierre-Justin Chantepie, Michael Chocron, Mathilde Dublineau, Catherine Fourques, Simruy Ikiz,Mélanie Jacquot, Lila Mitsopoulou Sonta, Céline Racin,
Magali Ravit, Pascal Roman, Benoît Verdon.

Contact

Céline Racin, maîtresse de conférences en psychopathologie et psychologie clinique (CRPPC) :