Publié le 30 avril 2026
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Mis à jour le 5 juin 2026
le 26 septembre 2026
Campus Berges du Rhône
Appel à communications jusqu'au 22/06
Colloque de la Société du Rorschach et des Méthodes Projectives de Langue Française
► Accès direct : programme prévisionnel | appel à communications
Parmi les modalités de rencontre clinique, la situation projective occupe une place singulière en ce qu’elle vectorise des phénomènes et mouvements transférentiels et contre-transférentiels spécifiques dont les particularités ne cessent de se découvrir au regard des contextes cliniques dans lesquels ils se déploient. De par la double sollicitation imaginaire et perceptive qui organise le cadre de la passation, ces rencontres singulières mobilisent chez le sujet sa capacité transitionnelle à évoluer au sein d’un espace intermédiaire d’expérience médiatisé par le matériel du test, espace intermédiaire et aire d’illusion qui autorisent tout à la fois le jeu de phénomènes de déplacements de contenus et processus inconscients et la réactivation de modalités relationnelles appartenant à l’histoire du sujet.
Depuis ses débuts, l’École française de psychologie projective a travaillé à montrer, dans un double mouvement, l’intérêt de cette situation singulière dans la démarche d’investigation et d’évaluation du fonctionnement psychique, tout autant que la pertinence de la ressaisie des données traduites aux épreuves projectives pour la modélisation métapsychologique des processus psychiques.
En ce sens, la situation projective constitue une situation exemplaire de la mise au travail des articulations théorico-cliniques qui soutiennent et le travail d’écoute du psychologue clinicien, et son travail d’interprétation et d’analyse, en prise avec la mobilisation chaque fois singulière des situations de passation. La qualité de cette écoute tient donc tout autant à la manière dont le clinicien reçoit, accueille, investit et entend les messages manifestes et latents qui lui sont adressés via la médiation de la passation des tests dans cette situation d’évaluation, qu’à la manière dont il donne sens aux productions psychiques (du sujet et des siennes) en se référant à des modèles cliniques privilégiés (clinique des processus, clinique des dispositifs, clinique des transferts). Cette considération revient également à attirer l’attention sur la manière dont le psychologue investit la dimension évaluative et la dimension de médiation dans la rencontre intersubjective inhérente à la passation, et à examiner l’importance et la fonction qu’il fait jouer à ces deux dimensions, à leurs points d’articulation et de tension, aux déterminants épistémologiques et aux incidences techniques et méthodologiques des modes de prise en compte de ces positionnements.
| Les communications de ce colloque viendront ainsi interroger les spécificités transférentielles et contre-transférentielles mobilisées en situation projective tout autant que les enjeux méthodologiques sous-tendus par nos positionnements épistémologiques, en éclairant ces questions à l’aune de différents champs cliniques et/ou psychopathologiques. Nous nous demanderons par exemple de quelles manières nos différentes conceptions de l’évaluation et de la médiation influencent nos pratiques des tests projectifs ? Et, inversement, en quoi nos pratiques projectives respectives mettent-elles au travail nos modèles de l’évaluation et de la médiation ? De quelle manière la grande variété des problématiques psychiques, des situations cliniques, des dispositifs et des contextes institutionnels rencontrés en pratique permet-elle de poser un regard renouvelé sur ces questions ? De quelles manière les dimensions d’évaluation et de médiation colorent-elles les spécificités transférentielles et contre-transférentielles dans la rencontre avec l’enfant, l’adolescent, l’adulte, l’adulte âgé, des cliniques des variations du normal aux cliniques marquées par des troubles psychopathologiques sévères ? En quoi la recherche en psychologie clinique et en psychopathologie peut-elle apporter de nouveaux éclairages sur les enjeux spécifiques de cette situation relationnelle complexe adossée à la passation de tests projectifs ? |
Programme en cours de construction
| 9h-9h30 | Introduction : Céline Racin (Présidente de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française) & Magali Ravit (directrice du CRPPC) |
|---|---|
| 9h30-10h15 | «Singularités du contre transfert en clinique projective» par Catherine Chabert / discussion Pierre-Justin Chantepie |
| 10h15-10h30 | Pause |
| 10h30-11h30 | «Transfert et mise en forme de l’éprouvé dans les médiations thérapeutiques et la clinique projective», dialogue entre Magali Ravit et Lila Mitsopoulou Sonta / discussion Barbara Smaniotto |
| 11h30-12h30 | Table ronde : Michael Chocron - Catherine Fourques - Alice Cabanat (titre en attente) / Discussion François-David Camps |
| 12h30 | Pause déjeuner |
| 14h-16h | Ateliers (sessions thématiques en parallèle, programme à venir) |
| 16h-16h45 | « Rivalité, séduction et sauvegarde narcissique : figures du transfert lors de la passation des tests projectifs auprès d’adultes vieillissants et âgés » par Benoît Verdon / discussion Céline Racin |
| 16h45-17h | Conclusion |
► Consignes pour la soumission
Elles seront examinées avec attention par le Comité Scientifique du colloque (voir ci-dessous)
Informations pratiques
Lieu(x)
Campus Berges du Rhône
Grand amphithéâtre - Palais Hirsch
Partenaires
Comité Scientifique du colloqueFrançois-David Camps, Pierre-Justin Chantepie, Michael Chocron, Mathilde Dublineau, Catherine Fourques, Simruy Ikiz,Mélanie Jacquot, Lila Mitsopoulou Sonta, Céline Racin,Magali Ravit, Pascal Roman, Benoît Verdon. |
Contact
Céline Racin, maîtresse de conférences en psychopathologie et psychologie clinique (CRPPC) :
celine.racin@univ-lyon2.fr