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RAVIT Magali

 
Directrice du CRPPC

Contact

- Adresse de l’établissement :
Université Lyon2 - Institut de Psychologie - C.R.P.P.C. EA 653
5 avenue P. Mendès-France CP 11 - 69676 BRON cedex
- Tél : 04 78 77 24 90 – 06 75 52 52 23

Fonctions et responsabilités

Professeur des Universités
Professeur en psychopathologie et psychologie clinique - Université Lumière Lyon 2
- Responsable du Master 2 Recherche « Approches Cliniques et modélisations de la psychopathologie »
- Co-responsable de l’Axe « Clinique du Corps et de l’Acte »
- Co-responsable du Réseau « Clinique de l'adolescence »
- Responsable du Réseau International de Criminologie Clinique Inter-universitaire Transdisciplinaire francophone (RICCITf)
- Co-responsable du « Groupe de Recherche Lyonnais en Psychologie Projectives (GRL-PP) »
- Expert près la Cour d'Appel de Lyon
Thèmes de recherches

1) La clinique des agirs violents

Mes travaux de recherche s’inscrivent dans les axes problématiques et thématiques du Centre de Recherches en Psychopathologie et Psychologie Clinique (CRPPC, EA-653). Ils concernent les enjeux et la spécificité des problématiques narcissiques identitaires, les cliniques de l’extrême, travaux que j’ai développés à partir de la clinique des agirs violents et criminels.
La criminalité est un champ qui nécessite que des recherches dans ce domaine puissent être soutenues et transmises aussi bien à la communauté scientifique qu’à des professionnels demandeurs de formations « ciblées ». J’ai donc construit mes orientations scientifiques de manière transversale en maintenant une réflexion aussi bien sur les pathologies que sur les dispositifs qui en permettent la rencontre.

Mes travaux sont issus de ma pratique clinique en milieu carcéral avec des patients violents (population masculine et féminine). J’ai étudié divers « types » de passage à l’acte tels que l’addiction, le viol, l’infanticide, le crime passionnel, le féminicide, le crime de masse. J’ai regroupé ces cliniques, sous le terme de « clinique du désaxement subjectif ». Cette proposition métaphorique et heuristique rassemble des problématiques qui se heurtent aux dispositifs les plus classiques.
Ces cliniques de « l’extrême » impliquent la question de la transformation de l’acte en adresse. L’enjeu est donc de considérer des formes « typiques » de l’organisation de la subjectivité qui s’exprime à travers l’acte et la violence comme modalités de survie psychique, là où le sujet est dans une forme d’impasse et de souffrance peu reconnaissable en soi. Le passage à l’acte, tel que je l’ai envisagé, prend donc en considération la compulsion de répétition qui représente ici une issue en « trouvée-crée » la plus propice à utiliser la scène perceptive externe comme lieu de dépôt d’états psychiques peu reconnaissables et peu formalisables. Le passage par la motricité dans l’acte correspond aux différentes « utilisations » de l’objet en correspondance avec les propriétés de l’objet qui sont sollicitées et qui n’ont pu trouver d’écho subjectif dans la relation à l’objet primaire.

J’ai donc utilisé une « méthodologie kaléidoscopique », c’est à dire une méthodologie qui permet un accès aux divers registres d’aménagement de la subjectivité. C’est en ces termes que j’ai proposé des dispositifs d’emboitement permettant la mise en perspective de la rencontre : la rencontre individuelle (avec des outils projectifs – Rorschach et TAT principalement-), la rencontre en groupe avec la médiation photo (Photolangage), en tenant compte des enjeux et organisateurs institutionnels (ce qui se déploie de la problématique psychique dans le groupe des soignants ; les effets produits par le cadre carcéral).

Dans ce sens, j’ai collaboré à des recherches – pluridisciplinaires- nationales et internationales concernant la clinique des auteurs de violences, à partir de méthodologies en appui sur une épistémologie psychanalytique.
Par ailleurs, j’ai participé et initié de multiples collaborations autour des méthodes projectives, des dispositifs de groupe, en collaborant également à des recherches nationales et internationales.

2) Les méthodes projectives


Articulation du « Groupe de Recherche Lyonnais en Psychologie Projectives (GRL-PP) » du CRPPC au réseau international. Au plan local, le groupe de recherche (co-responsables : Pr. M. Ravit, Pr. A. Brun) favorise la mise en œuvre de recherches et la production de travaux (publications et/ou communications dans le cadre de manifestations scientifiques nationales et internationales). Ce groupe de recherche est un pôle de référence pour les chercheurs et les praticiens
utilisant le champ des méthodes projectives.
Les membres du groupe de recherche, affilés au Réseau, présentent régulièrement leurs travaux dans les différents congrès : congrès Internationaux de la Société du Rorschach et des méthodes projectives, colloques nationaux biannuels de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française, organisation annuelle de journée scientifique nationale organisée par le groupe de recherche au sein du CRPPC. Ces journées scientifiques permettent une valorisation des pratiques et recherches en cours. Un certain nombre des travaux ont fait l’objet de publications dans des revues scientifiques internationales dont une partie permet la diffusion des savoirs dans une langue étrangère (revue de psychologie projective turque Yansitma). Le GRL-PP organise depuis novembre 2016 des cycles de 3 conférences annuelles thématiques favorisant des temps de discussions entre étudiants, universitaires et praticiens autour de la pratique des outils cliniques du psychologue. Cet espace d’échanges se veut ouvert aux professionnels, étudiants et chercheurs désireux de mettre en perspective l’utilisation des outils projectifs dans la diversité des domaines de leurs pratiques (hôpital, CMP, école, Aide Sociale de l’Enfance, justice, ITEP,…) impliquant les différents âges des publics concernés (prise en charge du bébé, de l’enfant, de l’adolescent, de l’adulte et des sujets âgés).

3) Les dispositifs de groupe


La clinique des agirs violents contraint à réinterroger les modalités transférentielles pour repenser les cadres et outils conceptuels qui permettent le soin et la prise en charge. Cette clinique confronte donc les professionnels avec l’imprévisible, l’énigmatique et ce qui demeure impensé voire hors-norme dans la rencontre et les cadre institué. Cette clinique représente donc un enjeu qui est celui de penser la question des dispositifs là où in fine se déploie l’inattendu. La problématique de la violence est en quelque sorte un laboratoire permettant de penser d’autres champs des pratiques cliniques.
Mes explorations des dispositifs de groupe avec des publics dits « difficiles » m’ont amenées à collaborer aux travaux universitaires menés sur les groupes. J’ai approfondi ce champ d’investigation en proposant des axes de réflexions méthodologiques que j’ai soumis lors de Congrès internationaux et de publications (ACL). Je dirige actuellement une recherche (convention Centre Hospitalier Le Vinatier / Université Lyon 2, CRPPC EA 653) qui concerne les dispositifs de groupe à médiation auprès des patients incarcérés. Cette recherche s’appuie sur plus de 10 groupes à médiation répartis dans 4 unités de soins psychiatriques en milieu carcéral.

4) Création du Réseau International de Criminologie Clinique Inter-universitaire Transdisciplinaire francophone (Le RICCITf)


Depuis plusieurs années, j’ai soutenu et développé un partenariat entre la recherche et les terrains en vue d’articuler les questions posées par la criminalité.

Le RICCITf a pour but de favoriser un partenariat entre des enseignants-chercheurs et des professionnels praticiens souhaitant collaborer à une réflexion collective susceptible de mettre en perspective les enjeux des pratiques cliniques, juridiques, sociologiques et criminologiques dans le champ de la criminalité et de la délinquance. Sur le plan épistémologique, le réseau est centré autour d’approches référées à l’appréhension subjective du fait criminel et/ou délictuel, de travaux qui prennent en compte les modalités psychiques et processuelles des patients criminels et les dispositifs de prise en charge de ces cliniques.
Le RICCITf prend la forme d’un partenariat entre des structures universitaires (françaises, suisse, belges, canadienne), praticiennes (centres hospitaliers, structures pénitentiaires, centres ressources spécialisés dans la prise en charge des auteurs d’infractions à caractère sexuel, etc.) et associatives.

5) Coordination de l’axe « Corps et acte » du CRPPC

L’organisation du CRPPC en 5 axes thématiques de recherche m’a amenée à coordonner l’axe « corps et acte ». L’un des fondements de cet axe est de fédérer et de rassembler les travaux du CRPPC autour des questions posées par la psychopathologie des troubles identitaires et narcissiques qui se logent dans une « habitation corporelle » du symptôme et/ou une externalisation de l’activité psychique telle qu’on la rencontre dans les agirs parfois les plus violents. Ces cliniques portent la trace des fondements corporels et relationnels précoces convoquant l’articulation psyché/soma. Elles traversent donc des enjeux majeurs de la psychopathologie, en particulier dans des modalités d’expressions singulières, extrêmes et bruyantes. La puissance expressive du passage par le corps ou du passage par l’acte se déclinent dans la complexité, qu’il s’agisse de conversion somatique ou d’enkystement corporel plus archaïque ou que l’acte tente de saisir ce qui s’avère perdu dans le travail de symbolisation.

mise à jour le 4 février 2020


Contacts

Directrice: Magali RAVIT, magali.ravit@wanadoo.fr
Coordinatrice de recherche: Eliane GASTALDO, eliane.gastaldo@univ-lyon2.fr
Gestionnaire financier: Farida MARTINEZ, farida.martinez@univ-lyon2.fr
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Université Lumière Lyon 2